Quelles formations pour quels métiers dans l’univers de l’infiniment petit ?

ESIEE-3-35La majorité des emplois se trouvent dans le domaine de la conception des systèmes et des puces électroniques, ainsi que dans les nombreux développements de logiciels embarqués dans nos « objets électroniques » : il y a des semi-conducteurs partout !

Oui, mais encore ? Comment apprend-on à faire de la nanoélectronique ? Par où commencer ?

Il faut commencer par un bac scientifique, puis continuer jusqu’à Bac+5 :

  • Par une filière en physique générale jusqu’au niveau Licence, puis s’orienter vers un Master dans le domaine de la micro-électronique et/ou des nanotechnologies. De nombreux Masters existent, soit orientés vers la technologie ou vers la conception des systèmes sur puce.
  • Par une filière « classes préparatoires » aux écoles d’ingénieurs, puis une poursuite en école d’ingénieur. Là encore, les écoles offrent diverses spécialisations (techno ou conception).
  • Il est aussi très intéressant de continuer en thèse de doctorat qui ouvre aux métiers de la recherche mais aussi offre de nombreux débouchés dans l’industrie.

On parle beaucoup des salles blanches… Qui y travaille et comment y rentre t-on ?

  • Les opérateurs de niveau BAC. Il n’y a pas de pré-requis ! Un boulanger ou un coiffeur peuvent travailler comme opérateur en salle blanche pour de la production.
  • Les techniciens de BAC+2. Un DUT en mesure physique et GEII ou un BTS optique et électronique suffisent. Emploi : montage et réglage d’équipements électroniques ou optiques (automobile, spatial, aéronautique, multimédia, télécommunications, médical) ; mise au point de procédés de fabrication ou procédures de tests.
  • Les assistants ingénieurs BAC+3. Une L3 physique, physique-chimie, électronique, sciences pour l’ingénieur ou une Licence professionnelle sont conseillées. Emploi : fabrication des composants microélectroniques ou optoélectroniques (systèmes embarqués, systèmes communicants, capteurs).
  • Les ingénieurs : BAC+5. Intégrer une école d’ingénieur en électronique est une bonne piste ! Autre : Master recherche ou professionnel en électronique, matériaux, physique.
  • Les doctorants : BAC+8. Les doctorants mènent des travaux de recherche sur des domaines comme l’électronique, la photonique, la mécatronique, les nanosciences.

Témoignages

« Après une Licence Pro électronique optique et nanotechnologies et plusieurs stages, j’ai obtenu un CDI chez Alcatel-Lucent Bell Labs France au III-V lab où je suis en charge de la caractérisation de photodétecteurs pour les télécom pour un projet ambitieux ainsi que d’une partie des tests de fiablité et de la découpe des composants. J’aime beaucoup mon métier parce que je suis autonome, qu’il y a ce mélange industrie+recherche et que c’est un travail vraiment très intéressant. » Delphine Lanteri

Liens utiles pour aller plus loin : ONISEP FIEEC CNRS CEA